« La Glèbe »
Paul Adam
(Broché)

«La Glèbe» de Paul Adam.

La Glèbe, roman publié en 1887, jamais réédité depuis, ressortit d’abord à ce thème récurrent du naturalisme : la ruralité. «La Terre» de Zola en est l’exemple le plus connu.

Toutefois, ce qui distingue «La Glèbe», c’est sa dimension fantasmatique. «La Glèbe» est un de ces moments où le naturalisme, de creuser le réel, de disséquer les passions et les hérédités — en l’occurrence la lente et implacable folie de Cyrille, ivre d’alcool, de jalousie et de solitude —, passe de l’autre côté : là où sont les hallucinations, là où sont les fantômes et les cauchemars. Il s’agit presque d’un fantastique du naturalisme : «Le Horla» de Maupassant l’attestait déjà.

Paul Adam (1862-1920) est très représentatif de la littérature fin-de-siècle, qui balançait entre naturalisme, décadentisme, symbolisme, occultisme : autant de courants auxquels il s’essaya, en imposant la singularité d’une écriture et d’un style. Pendant un quart de siècle, sa production fut prodigieuse : romans, contes, nouvelles, essais, articles, pièces de théâtre, où alternent études de mœurs, sensualité, politique, économie, utopie, antiquité.

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Orientaliste, voyageur, explorateur, Léon Cahun (1841-1900) incarne la figure de l’érudit, féru de parchemins, de documents rares, de cartes, de langues et de civilisations anciennes. Il fut conservateur à la bibliothèque Mazarine, donna des cours en Sorbonne. Il est l’auteur de relations de voyages et d’études sur l’Asie Mineure, ainsi que de plusieurs romans d’aventures historiques.