Éditions du 26 octobre CATALOGUE GENERAL https://editions-du-26-octobre.com/rss2?r=catalogue-general Éditions, rééditions d’œuvres d’écrivains rares, d’œuvres oubliées de grands écrivains. Vente en ligne de livres brochés Sun, 27 Nov 2022 07:11:48 3600 e-mail masqué : utilisez notre formulaire de contact. (Éditions du 26 octobre) Éditions du 26 octobre https://editions-du-26-octobre.com/rss2?r=catalogue-general https://editions-du-26-octobre.com/favicons/android-chrome-192x192.png Le Poison des pierreries de Camille Mauclair https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/camille-mauclair-le-poison-des-pierreries https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/camille-mauclair-le-poison-des-pierreries#87 Wed, 12 Oct 2022 08:10:00 7200
Cimmérion, barbare et belliqueux, et Sparyanthis, philosophe, érudit, esthète, sont frères et princes, unis dans leurs différences, régnant sur le palais-citadelle d’Etisie. Alilat, ramenée de la guerre, princesse de race royale, les subjuguera, hantera leurs rêves, poussera au meurtre, par ses magies et charmes. Si la trame passionnelle et l’affrontement entre deux frères renvoient aux sources classiques de la tragédie, le cadre ressortit assurément à l’esthétique d’un orient et d’une antiquité décadents. Confin tant géographique que temporel, l’Étisie, par son double éloignement, impose d’autant ses raffinements, ses ors, ses soieries, son érotisme ; tandis que confin littéraire — pays de nulle part — s’y déploient avantageusement les sortilèges : pratique de la théurgie et de l’oniromancie, apparitions, étrange abîme sis au sein même du palais, au profond duquel se reflète « l’eau brûlante de l’enfer »… ]]>
Barbe‑Bleue outre-Rhin de Jean de Palacio https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/barbe-bleue-outre-rhin-jean-de-palacio https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/barbe-bleue-outre-rhin-jean-de-palacio#88 Wed, 22 Jun 2022 09:06:51 7200
On peut être surpris par la notoriété que connaît Barbe-Bleue dans les pays de langue allemande au tournant du siècle (1846-1931), surtout si l’on constate que le souvenir de Perrault y paraît plus vivace que celui de Grimm. Le cadre est ici moins le conte que le roman, la nouvelle ou le théâtre. Des changements majeurs se dessinent, comme de faire de Barbe-Bleue, moins un bourgeois qu’un gentilhomme et même une femme au lieu d’un homme. Le personnage se voit aussi doté d’une intériorité et d’une conscience réflexive, que Perrault ne lui avait pas prêtées. L’un des auteurs considérés ici le dit clairement : «Ceci n’est pas l’histoire de feu le chevalier Barbe-Bleue, depuis longtemps mort et enterré dans le conte, mais celle d’un de ces éternels maris d’aujourd’hui». ]]>
Ce bon M. de Véragues de Maurice Maindron https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/ce-bon-m-de-veragues-maurice-maindron https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/ce-bon-m-de-veragues-maurice-maindron#85 Fri, 15 Apr 2022 11:04:36 7200
1569. Les guerres de Religion ensanglantent le royaume. M. de Véragues, à la tête d’un parti de huguenots, mais ne croyant ni à Dieu ni à diable, avec ses lansquenets, ses bandes, ses mercenaires, désole les campagnes, pille les villages, pour le seul plaisir de la violence et du meurtre. Dans le camp catholique sont M. de Puymonceaux, Madame de la Mauvissière, Madeleine… S’ensuivent combats, sièges, escarmouches, évasions, et ce qu’il faut de coups de théâtre, de passions, de tragiques dilemmes. Tous les invariants du roman d’aventures historiques s’y rencontrent, mais à la manière de Maurice Maindron – avec grand style, luxueusement et brutalement, et montrant tout le brillant du 16e siècle, un peu comme si Huysmans et Agrippa d’Aubigné écrivaient ensemble. ]]>
Figures du narrateur dans la fiction autobiographique de Raymond Espinose https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/figures-du-narrateur-dans-la-fiction-autobiographique-raymond-espinose https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/figures-du-narrateur-dans-la-fiction-autobiographique-raymond-espinose#84 Thu, 03 Feb 2022 14:02:31 3600
Existe un incontestable intérêt pour la fiction autobiographique. Le goût très actuel pour le récit de vie, dont elle se rapproche, l’explique sans doute. Pourtant, outre le thème de l’identité qui leur est commun, tout, du mode narratif aux thèmes abordés en passant par les styles d’écriture, les sépare. Comprendre que le narrateur de fiction autobiographique n’est pas l’auteur, ouvre au lecteur un vaste champ : les diverses facettes de ce personnage inventé, par ce qu’elles révèlent de l’auteur mais aussi par le miroir qu’elles tendent au lecteur, sont d’une incontestable richesse. ]]>
Un Caractère de Léon Hennique présentation de Marie-France de Palacio https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/un-caractere-leon-hennique https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/un-caractere-leon-hennique#80 Thu, 03 Feb 2022 14:02:27 3600
Un Caractère, c’est Agénor de Cluses, en son château de Juvigny, qui « semble quelque habitacle swedenborgien, par delà l’irréel ». S’adonnant à sa passion pour les antiques, pour les raretés 17ème, cette époque « dont il aurait voulu être », il cultive aussi, autant, le souvenir de sa défunte bien aimée, Thérèse, au point que celle-ci lui est présence — présence spirite, hantise, fantôme… ? — avec laquelle il devise. Et le temps passe, la vie, le siècle, dont le roman, dans un style des plus artistes, par d’envoûtantes ellipses, consigne la fuite ; et Agénor, « épars en ses solitudes », tout à ses nostalgies, ses collections, ses visions, semble aussi, pour employer un terme ancien mais signifiant, s’« enfantômer ». Dans Un Caractère, paru en 1889, Léon Hennique se fait déjà, comme le prônera Huysmans dans Là-bas en 1891, « puisatier d’âme » et atteint « les en deçà et les après » d’un « naturalisme spiritualiste ». « Voilà, dans son esprit et son essence, le livre de M. Hennique. Ce n’est pas l’œuvre assurément d’une âme vulgaire, c’est aussi un fait assez notable qu’un disciple de M. Zola, un des conteurs des Soirées de Médan, ait célébré avec un enthousiasme sympathique le triomphe de l’idéalisme le plus exalté. » — Anatole France, La Vie littéraire, 1891 ]]>
Sapho, dompteuse de Jane de La Vaudère https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/sapho-dompteuse-jane-de-la-vaudere https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/sapho-dompteuse-jane-de-la-vaudere#79 Mon, 08 Nov 2021 17:11:00 3600
Roman très en décor, coruscant, avec ce qu’il faut de mondanités, de mièvrerie faisandée, Sapho, dompteuse (1908), bien que tardif (ou parce que tardif), et en cela représentatif de l’art de Jane de La Vaudère, semble épuiser, dans un jeu de miroir référentiel, beaucoup des motifs de la littérature fin-de-siècle, le cirque, le sang, l’orgie, les limites parfois étroites entre humanité et bestialité, les déviances, la dégénérescence… Passent alors les ombres de Jean Lorrain, de Huysmans, de Pierre Louÿs, de Zola, et même, sans doute, celles de la littérature populaire et policière, des romans de Paul Féval, d’Emile Gaboriau… Parmi ses fauves, et quand se presse toute une galerie de personnages, amant sanguinaire, magicienne, apache meurtrier, charmeuse de serpents, filles, dandys…, Sapho s’impose aussi telle une de ces figures de l’Antiquité, de cette antiquité dans laquelle se complut la Décadence : elle est Salomé, Salammbô, Théodora, Messaline…, évoluant comme en de vivants tableaux de Gustave Moreau. « Une fois de plus, Jane de La Vaudère a démontré qu’elle était un des plus puissants, un des plus raffinés, un des plus suggestifs aussi, entre les artistes du Verbe. » — B. de Laborde, Gil Blas, 1902 ]]>
La Jonque dorée de Jean Lorrain https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/la-jonque-doree-jean-lorrain https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/la-jonque-doree-jean-lorrain#78 Thu, 16 Sep 2021 07:09:00 7200
C’était cet Extrême-Orient où allaient se perdre lieutenants de marine, fonctionnaires de l’Empire colonial, journalistes, demi-aventuriers, chacun gens de lettres, Pierre Loti, Claude Farrère, Henri Fauconnier, Jules Boissière, Paul Bonnetain…, y fumant les rêveries de l’opium, s’enivrant de couleurs, de senteurs, de moiteurs, tombant amoureux de Madame Chrysanthème. Et La Jonque dorée (1886), c’est le Japon — un Japon moins vu que rêvé par Jean Lorrain, si lointain, si idéal, qu’il excède la simple littérature voyageuse et ressortit à une manière de merveilleux exotique. Conte, La Jonque dorée s’inscrit dans un passé figé, ou un présent d’éternité, et se déploie comme un mirage, une fascination, dont les contours, aussi, seraient imprécis, hors de quelques mesures géographiques. Tout y chatoie, et Jean Lorrain y impose déjà son entière palette de coloriste, les apparats de son style sans pareil, qui sollicitent tous les sens, « lourd satin vert d’eau ramagé d’écarlate », « main de neige aux longs ongles d’agate », santal et sorbet au citron, « trompes d’ébène »… Quant à la mélancolie, elle n’est pas absente, celle de pâles princesses, de reines qui se meurent d’exil et d’étangs bleus. ]]>
Histoire d’un anneau enchanté de Philothée O'Neddy https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/histoire-d-un-anneau-enchante-philothee-o-neddy https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/histoire-d-un-anneau-enchante-philothee-o-neddy#74 Fri, 02 Jul 2021 10:07:49 7200
Philothée O’Neddy fait partie de ces méconnus du romantisme que la postérité désigne sous le terme générique de Petits romantiques (parmi lesquels on compte aussi, entre autres, Pétrus Borel, Aloysius Bertrand, Charles Lassailly, Xavier Forneret…, voire, à ses débuts, Gérard de Nerval). Il fut, autour de 1830, dans l’« armée romantique » qui participa à la bataille d’Hernani, et qui hanta le Petit-Cénacle et l’Hôtel du Doyenné : tous jeunes gens — Jeunes-France, Bousingos, selon qu’ils s’appelaient eux-mêmes —, poètes, peintres, dramaturges, sculpteurs, fous de lyrisme et d’art, excentriques, bohèmes, buvant comme Hans d’Islande dans des crânes, et voulant rompre avec le classicisme et ses modèles hérités de l’Antiquité. Le retour au Moyen Âge, sa redécouverte, fut, autant qu’une quête esthétique, un des moyens d’affirmer cette rupture. Notre-Dame de Paris en fut la parfaite illustration ; Histoire d’un anneau enchanté en est une autre. En effet, tout y est du roman de chevalerie, le merveilleux, les talismans, les épreuves, et l’amour — les amours de Charlemagne et de la princesse Libania, éminemment romantiques et qui atteignent, par-delà la mort, à une manière de « magie lugubre ». « Personne plus que Philothée O’Neddy ne présente ce caractère d’outrance et de tension. Le mot paroxyste […] semble avoir été inventé à l’intention de Philothée. Tous est poussé de ton, haut en couleur, violent, arrivé aux dernières limites de l’expression, d’une originalité agressive, presque ruisselant d’inouïsme… » — Théophile Gautier, Histoire du romantisme ]]>
Ruminations, proses d’un solitaire de Maurice Rollinat présentation d'Irène de Palacio https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/ruminations-proses-d-un-solitaire-maurice-rollinat https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/ruminations-proses-d-un-solitaire-maurice-rollinat#73 Thu, 20 May 2021 22:05:29 7200
Connu pour Les Névroses (1883), recueil de vers frénétique, baudelairien, macabre, pour avoir hanté de sa présence réputée satanique le Quartier latin, pour avoir subjugué par ses « solennels andantes » les clubs et les cabarets littéraires, Hydropathes et Chat noir, Maurice Rollinat n’en est pas moins autre — poète en prose, écrivain retiré dans sa Creuse natale. Aussi, en ces Ruminations (1904), célèbre-t-il davantage la nature. Pour autant, il n’y a rien là de géorgique, car la mélancolie y est irrémédiable, sombre et grave l’inspiration, et le propos régulièrement léthifère ; car, sous la forme de fragments et de maximes, il se fait contempteur, à la manière des moralistes du Grand siècle, de la comédie humaine, dont il médite la solitude, la destinée, le bien, le mal, les misères… Pour autant, rien là non plus d’abstrait, car tout est incarné, voire quelque peu organique — l’âme n’y a pas abandonné son enveloppe de chair, l’amour n’y est pas mièvre, et quand il est question d’éternité, c’est pour mieux dialoguer avec la pourriture. Sous le raffinement de leurs périodes, ces Ruminations sont d’une très sûre perspicacité et composent sans doute, aussi, un redoutable viatique. « Ce qui fait l’artiste profond, mystérieux et tragique, c’est le fauve amour de la nature et la pratique sauvage de la solitude, traversés de temps à autre par les stridents appels du regret et les brusques coups de couteau de la nostalgie. » — Maurice Rollinat, Ruminations ]]>
Le Peuple du Pôle de Charles Derennes https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/le-peuple-du-pole-charles-derennes https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/le-peuple-du-pole-charles-derennes#64 Mon, 29 Mar 2021 16:03:48 7200
Aventures en ballon dirigeable, Sibérie, Pôle nord et monde souterrain, peuple reptilien, incroyables découvertes scientifiques, manuscrit perdu, savant exalté, Le Peuple du Pôle continue les romans de Jules Verne et de J.H. Rosny aîné. En cela, il s’inscrit assurément dans le genre du merveilleux-scientifique, passé désormais à la postérité, et qu’avait théorisé Maurice Renard dans son manifeste Du roman merveilleux-scientifique et de son action sur l’intelligence du progrès : « l’introduction volontaire, dans la chaîne des propositions, d’un ou de plusieurs éléments vicieux, de nature à déterminer, par la suite, l’apparition de l’être, ou de l’objet, ou du fait merveilleux. » Mais par sa richesse thématique, Le Peuple du Pôle interroge tout le champ du fantastique, de l’aventure et de l’exploration, tout en prenant, par bien des aspects, une résonnance symbolique. « Le Peuple du Pôle, où revivaient l’imagination scientifique de Wells et la fantaisie raisonnée de Poe. » — André Tudesq, La Critique indépendante, 1908 « Dans le merveilleux scientifique, Charles Derennes traçait une route nouvelle vers l’inconnu, le pénible et l’émouvant. » — Le Courrier français, 1908 ]]>