Éditions du 26 octobre https://editions-du-26-octobre.com/rss2?r=catalogue-general Éditions, rééditions d’œuvres d’écrivains rares, d’œuvres oubliées de grands écrivains. Vente en ligne de livres brochés et eBooks Mon, 26 Jul 2021 08:21:40 GMT editionsdu26octobre@gmail.com (Éditions du 26 octobre) Éditions du 26 octobre https://editions-du-26-octobre.com/rss2?r=catalogue-general https://editions-du-26-octobre.com/favicons/android-chrome-192x192.png Histoire d’un anneau enchanté de Philothée O'Neddy https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/histoire-d-un-anneau-enchante-philothee-o-neddy https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/histoire-d-un-anneau-enchante-philothee-o-neddy#74 Fri, 02 Jul 2021 08:40:49 GMT Philothée O’Neddy fait partie de ces méconnus du romantisme que la postérité désigne sous le terme générique de Petits romantiques (parmi lesquels on compte aussi, entre autres, Pétrus Borel, Aloysius Bertrand, Charles Lassailly, Xavier Forneret…, voire, à ses débuts, Gérard de Nerval). Il fut, autour de 1830, dans l’« armée romantique » qui participa à la bataille d’Hernani, et qui hanta le Petit-Cénacle et l’Hôtel du Doyenné : tous jeunes gens — Jeunes-France, Bousingos, selon qu’ils s’appelaient eux-mêmes —, poètes, peintres, dramaturges, sculpteurs, fous de lyrisme et d’art, excentriques, bohèmes, buvant comme Hans d’Islande dans des crânes, et voulant rompre avec le classicisme et ses modèles hérités de l’Antiquité. Le retour au Moyen Âge, sa redécouverte, fut, autant qu’une quête esthétique, un des moyens d’affirmer cette rupture. Notre-Dame de Paris en fut la parfaite illustration ; Histoire d’un anneau enchanté en est une autre. En effet, tout y est du roman de chevalerie, le merveilleux, les talismans, les épreuves, et l’amour — les amours de Charlemagne et de la princesse Libania, éminemment romantiques et qui atteignent, par-delà la mort, à une manière de « magie lugubre ». « Personne plus que Philothée O’Neddy ne présente ce caractère d’outrance et de tension. Le mot paroxyste […] semble avoir été inventé à l’intention de Philothée. Tous est poussé de ton, haut en couleur, violent, arrivé aux dernières limites de l’expression, d’une originalité agressive, presque ruisselant d’inouïsme… » Théophile Gautier, Histoire du romantisme ]]> Ruminations, proses d’un solitaire de Maurice Rollinat https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/ruminations-proses-d-un-solitaire-maurice-rollinat https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/ruminations-proses-d-un-solitaire-maurice-rollinat#73 Thu, 20 May 2021 20:17:29 GMT Connu pour Les Névroses (1883), recueil de vers frénétique, baudelairien, macabre, pour avoir hanté de sa présence réputée satanique le Quartier latin, pour avoir subjugué par ses « solennels andantes » les clubs et les cabarets littéraires, Hydropathes et Chat noir, Maurice Rollinat n’en est pas moins autre — poète en prose, écrivain retiré dans sa Creuse natale. Aussi, en ces Ruminations (1904), célèbre-t-il davantage la nature. Pour autant, il n’y a rien là de géorgique, car la mélancolie y est irrémédiable, sombre et grave l’inspiration, et le propos régulièrement léthifère ; car, sous la forme de fragments et de maximes, il se fait contempteur, à la manière des moralistes du Grand siècle, de la comédie humaine, dont il médite la solitude, la destinée, le bien, le mal, les misères… Pour autant, rien là non plus d’abstrait, car tout est incarné, voire quelque peu organique — l’âme n’y a pas abandonné son enveloppe de chair, l’amour n’y est pas mièvre, et quand il est question d’éternité, c’est pour mieux dialoguer avec la pourriture. Sous le raffinement de leurs périodes, ces Ruminations sont d’une très sûre perspicacité et composent sans doute, aussi, un redoutable viatique. « Ce qui fait l’artiste profond, mystérieux et tragique, c’est le fauve amour de la nature et la pratique sauvage de la solitude, traversés de temps à autre par les stridents appels du regret et les brusques coups de couteau de la nostalgie. » Maurice Rollinat, Ruminations ]]> Le Peuple du Pôle de Charles Derennes https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/le-peuple-du-pole-charles-derennes https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/le-peuple-du-pole-charles-derennes#64 Mon, 29 Mar 2021 14:19:48 GMT Aventures en ballon dirigeable, Sibérie, Pôle nord et monde souterrain, peuple reptilien, incroyables découvertes scientifiques, manuscrit perdu, savant exalté, Le Peuple du Pôle continue les romans de Jules Verne et de J.H. Rosny aîné. En cela, il s’inscrit assurément dans le genre du merveilleux-scientifique, passé désormais à la postérité, et qu’avait théorisé Maurice Renard dans son manifeste Du roman merveilleux-scientifique et de son action sur l’intelligence du progrès : « l’introduction volontaire, dans la chaîne des propositions, d’un ou de plusieurs éléments vicieux, de nature à déterminer, par la suite, l’apparition de l’être, ou de l’objet, ou du fait merveilleux. » Mais par sa richesse thématique, Le Peuple du Pôle interroge tout le champ du fantastique, de l’aventure et de l’exploration, tout en prenant, par bien des aspects, une résonnance symbolique. ]]> M. de Burghraeve, homme considérable de Hector Fleischmann https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/m-de-burghraeve-homme-considerable-hector-fleischmann https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/m-de-burghraeve-homme-considerable-hector-fleischmann#61 Sun, 07 Feb 2021 23:00:00 GMT M. de Burghraeve, c’est le dernier dandy, dont la silhouette retrouve celles de Brummel, d’Orsay, de Barbey d’Aurevilly. C’est aussi un dernier voyage — sentimental, en compagnie de Ninette Printemps ; géographique, de Terneuzen, en Hollande, à Paris ; et dans le temps, où la nostalgie revient d’épices et de courses lointaines, Java, Port-Louis, « les rouges Ceylans »… Roman crépusculaire, mais de facture classique, M. de Burghraeve serait comme un conte 18e qu’aurait jauni l’automne décadent, où s’allongent les ombres de villes mortes « où vient mourir le sanglot désespéré de la mer », de soirs de pluie et, presque fantastiquement, de mannequin de cire qui fonde. ]]> Les Hantises de Edouard Dujardin https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/les-hantises-edouard-dujardin https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/les-hantises-edouard-dujardin#52 Mon, 28 Dec 2020 05:00:00 GMT Paru en 1886, Les Hantises, recueil de contes, a tout le brillant, tout le vaporeux et le fantomatique, d’une certaine littérature fin-de-siècle. Ce pourrait être même un précipité d’imaginaire décadent : occultisme, nervosisme, dandysme, déliquescence, obsessions, hallucinations, esthétique suppliciaire, s’y mêlent et étincellent… À quoi s’ajoute, comme dans des contes de Poe, une manière de logique froide, où la raison, poussée dans ses ultimes retranchements, confine, paradoxalement, à l’irrationnel et au fantastique — à la hantise en effet. « Il y a, dans le livre de M. Dujardin, des évocations de cauchemars suffisamment terrifiantes, comme cette aventure d’un amant qui, visitant avec sa rieuse maîtresse, un vieux burg allemand, n’imagine rien de mieux – pour se donner des sensations nouvelles – que de l’enfermer dans un de ces terribles mannequins de fer du moyen-âge, garnis de pointes et de clous qui lacéraient le supplicié jeté entre ses bras redoutables. » Paul Ginisty, Gil Blas, 1886 ]]> Les Mercenaires de Léon Cahun https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/les-mercenaires-leon-cahun https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/les-mercenaires-leon-cahun#3 Tue, 10 Nov 2020 23:00:00 GMT À travers les aventures de Gaucher le Fort, jeune gaulois engagé dans l’armée d’Hannibal, lors de la deuxième guerre punique, on assiste au fameux passage des Alpes, à dos d’éléphants (devenus mythiques). Les batailles font rage aux bords des précipices. Les armes s’entrechoquent ; les cavaliers numides, les fantassins gaulois, les frondeurs baléares, affrontent les légions romaines. C’est tout un monde qui se déploie, épique ; tandis que les personnages sont hauts en couleurs et vifs les dialogues. L’érudition se mêle à l’imagination. On y apprend autant qu’on s’y divertit. Paru en 1878, Les Mercenaires est un prodigieux roman d’aventures à redécouvrir. « M. Cahun a fait revivre les hommes de cette époque avec un rare talent d’analyse et d’observation ; types, caractères et physionomies sont traités de main de maître. D’un bout à l’autre du récit, qui se termine à la bataille du lac Trasimène, l’intérêt se soutient, il y a la vie et l’action, les événements historiques sont d’une scrupuleuse exactitude. » Paul de Katow, Gil Blas, 1883 ]]> La Glèbe de Paul Adam https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/la-glebe-paul-adam https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/la-glebe-paul-adam#2 Sat, 09 May 2020 05:32:31 GMT La Glèbe, roman publié en 1887, jamais réédité depuis, ressortit d’abord à ce thème récurrent du naturalisme : la ruralité. La Terre de Zola en est l’exemple le plus connu. Toutefois, ce qui distingue La Glèbe, c’est sa dimension fantasmatique. La Glèbe est un de ces moments où le naturalisme, de creuser le réel, de disséquer les passions et les hérédités — en l’occurrence la lente et implacable folie de Cyrille, ivre d’alcool, de jalousie et de solitude —, passe de l’autre côté : là où sont les hallucinations, là où sont les fantômes et les cauchemars. Il s’agit presque d’un fantastique du naturalisme : Le Horla de Maupassant l’attestait déjà. « Il y a toujours du style chez Adam, toujours quelque épithète bien placée ou imprévue, ou toujours quelque tournure curieuse qui amuse le lettré… » J.-H. Rosny aîné ]]> Le Collage de Paul Alexis https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/le-collage-paul-alexis https://editions-du-26-octobre.com/catalogue-general/le-collage-paul-alexis#1 Wed, 06 May 2020 15:26:05 GMT Avec Le Collage, recueil de nouvelles publié en 1882, jamais réédité depuis, on est au cœur du naturalisme, dont on retrouve les thèmes premiers : le célibat ou la vie en ménage, l’adultère, la prostituée, la fatalité, l’échec… Ce sont autant d’ébauches saisies sur le vif, d’instantanés, qui en quelques mots et traits rendent des mœurs, un espace, une expression, un détail. Le style est précis, presque glacé. Il s’agit d’une scrutation, celle d’un expérimentateur, ironique parfois. C’est là tout l’art de Paul Alexis, un pathétique du banal — une dramaturgie du néant —, qui d’évidence rencontre l’ambition de Flaubert de faire « un livre qui n’aurait presque pas de sujet, ou du moins où le sujet serait presque invisible, si cela se peut. » ]]>