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Éditions du 26 octobre

«Histoire d’un anneau enchanté»
Philothée O'Neddy
(Broché)

 
«Histoire d’un anneau enchanté» de Philothée O'Neddy.

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Philothée O’Neddy fait partie de ces méconnus du romantisme que la postérité désigne sous le terme générique de Petits romantiques (parmi lesquels on compte aussi, entre autres, Pétrus Borel, Aloysius Bertrand, Charles Lassailly, Xavier Forneret…, voire, à ses débuts, Gérard de Nerval). Il fut, autour de 1830, dans l’«armée romantique» qui participa à la bataille d’Hernani, et qui hanta le Petit-Cénacle et l’Hôtel du Doyenné : tous jeunes gens — Jeunes-France, Bousingos, selon qu’ils s’appelaient eux-mêmes —, poètes, peintres, dramaturges, sculpteurs, fous de lyrisme et d’art, excentriques, bohèmes, buvant comme Hans d’Islande dans des crânes, et voulant rompre avec le classicisme et ses modèles hérités de l’Antiquité.
Le retour au Moyen Âge, sa redécouverte, fut, autant qu’une quête esthétique, un des moyens d’affirmer cette rupture. Notre-Dame de Paris en fut la parfaite illustration; Histoire d’un anneau enchanté en est une autre. En effet, tout y est du roman de chevalerie, le merveilleux, les talismans, les épreuves, et l’amour — les amours de Charlemagne et de la princesse Libania, éminemment romantiques et qui atteignent, par-delà la mort, à une manière de «magie lugubre».

Personne plus que Philothée O’Neddy ne présente ce caractère d’outrance et de tension. Le mot paroxyste […] semble avoir été inventé à l’intention de Philothée. Tous est poussé de ton, haut en couleur, violent, arrivé aux dernières limites de l’expression, d’une originalité agressive, presque ruisselant d’inouïsme…

— Théophile Gautier, Histoire du romantisme

Né à Paris, Philothée O’Neddy (1811-1875) écrivit des poésies (Feu et Flamme, son œuvre la plus fréquentée), des épisodes et des contes. Critique de théâtre, il collabora à divers journaux. Suite à des revers de fortune, il dut mener une vie modeste et laborieuse, loin des cercles littéraires.

 

Également dans notre catalogue :

«La Glèbe»
de Paul Adam

Paul Adam (1862-1920) est très représentatif de la littérature fin-de-siècle, qui balançait entre naturalisme, décadentisme, symbolisme, occultisme : autant de courants auxquels il s’essaya, en imposant la singularité d’une écriture et d’un style. Pendant un quart de siècle, sa production fut prodigieuse : romans, contes, nouvelles, essais, articles, pièces de théâtre, où alternent études de mœurs, sensualité, politique, économie, utopie, antiquité.