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« La Jonque dorée »
Jean Lorrain
(Broché)

«La Jonque dorée» de Jean Lorrain.

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C’était cet Extrême-Orient où allaient se perdre lieutenants de marine, fonctionnaires de l’Empire colonial, journalistes, demi-aventuriers, chacun gens de lettres, Pierre Loti, Claude Farrère, Henri Fauconnier, Jules Boissière, Paul Bonnetain…, y fumant les rêveries de l’opium, s’enivrant de couleurs, de senteurs, de moiteurs, tombant amoureux de Madame Chrysanthème. Et La Jonque dorée (1886), c’est le Japon — un Japon moins vu que rêvé par Jean Lorrain, si lointain, si idéal, qu’il excède la simple littérature voyageuse et ressortit à une manière de merveilleux exotique. Conte, La Jonque dorée s’inscrit dans un passé figé, ou un présent d’éternité, et se déploie comme un mirage, une fascination, dont les contours, aussi, seraient imprécis, hors de quelques mesures géographiques. Tout y chatoie, et Jean Lorrain y impose déjà son entière palette de coloriste, les apparats de son style sans pareil, qui sollicitent tous les sens, «lourd satin vert d’eau ramagé d’écarlate», «main de neige aux longs ongles d’agate», santal et sorbet au citron, «trompes d’ébène»… Quant à la mélancolie, elle n’est pas absente, celle de pâles princesses, de reines qui se meurent d’exil et d’étangs bleus.

Jean Lorrain (1855-1906), dandy, chroniqueur, éthéromane, poète, romancier, auteur notamment de Monsieur de Phocas et d’Histoires de masques, est une des figures majeures du décadentisme littéraire.

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« Le Peuple du Pôle »
de Charles Derennes

Né à Villeneuve-sur-Lot, dans une famille d’enseignants, Charles Derennes (1882-1930) passe en Sorbonne une licence de lettres. À Paris, il fréquente les salons littéraires et collabore à divers journaux. Il publie plusieurs recueils de vers, des romans et, notamment, une trilogie sur la vie des animaux, Le Bestiaire sentimental. Bien qu’amateur de fantastique et auteur d’un article sur H.G. Wells (Wells et le peuple Marsien), Le Peuple du Pôle n’en reste pas moins à part dans sa production.