Aller au menu principal
Aller à la recherce
Aller au contenu principal

Éditions du 26 octobre

«Un Caractère»
Léon Hennique
présentation de Marie-France de Palacio(Broché)

 
«Un Caractère» de Léon Hennique présentation de Marie-France de Palacio.

Présentation de ce livre consultée 951 fois.

Téléchargez la couverture


Un Caractère, c’est Agénor de Cluses, en son château de Juvigny, qui «semble quelque habitacle swedenborgien, par delà l’irréel». S’adonnant à sa passion pour les antiques, pour les raretés 17ème, cette époque «dont il aurait voulu être», il cultive aussi, autant, le souvenir de sa défunte bien aimée, Thérèse, au point que celle-ci lui est présence — présence spirite, hantise, fantôme… ? — avec laquelle il devise. Et le temps passe, la vie, le siècle, dont le roman, dans un style des plus artistes, par d’envoûtantes ellipses, consigne la fuite ; et Agénor, «épars en ses solitudes», tout à ses nostalgies, ses collections, ses visions, semble aussi, pour employer un terme ancien mais signifiant, s’«enfantômer».
Dans Un Caractère, paru en 1889, Léon Hennique se fait déjà, comme le prônera Huysmans dans Là-bas en 1891, «puisatier d’âme» et atteint «les en deçà et les après» d’un «naturalisme spiritualiste».

Voilà, dans son esprit et son essence, le livre de M. Hennique. Ce n’est pas l’œuvre assurément d’une âme vulgaire, c’est aussi un fait assez notable qu’un disciple de M. Zola, un des conteurs des Soirées de Médan, ait célébré avec un enthousiasme sympathique le triomphe de l’idéalisme le plus exalté.

— Anatole France, La Vie littéraire, 1891

Autour de Zola, avec Henry Céard, Joris-Karl Huysmans, Guy de Maupassant, Léon Hennique (1850-1935) fut un des importants de l’aventure naturaliste. Il collabora aux Soirées de Médan. Il écrivit des romans, La Dévouée, Elisabeth Couronneau, Les Hauts Faits de M. de Ponthau…, des nouvelles, des pantomimes. Tenté par le paranormal, il fit des expériences de télépathie.

 

Également dans notre catalogue :

«Le Poison des pierreries»
de Camille Mauclair

Poète (Sonatines d’automne, Le Sang parle), auteur de nouvelles, de contes, de romans (Couronne de clarté, L’Orient vierge, Les Clefs d’or, Le Soleil des morts, Les Danaïdes…), reconnu par Mallarmé comme un de ses fils spirituels, Camille Mauclair (1872-1945) fut un des écrivains les plus brillants de sa génération. Cofondateur du Théâtre de L’Œuvre avec Lugné-Poe, il participa à la création de Pelléas et Mélisande de Maeterlinck. Par la suite, il se consacra au récit de voyage et à des essais sur l’art, la peinture, la musique. En 1922, il publie un livre de souvenirs et de témoignages sur le mouvement symboliste : Servitude et grandeur littéraires.