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Édition du 26 octobre

«Sapho, dompteuse»
Jane de La Vaudère
(Broché)

 
«Sapho, dompteuse» de Jane de La Vaudère .

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Roman très en décor, coruscant, avec ce qu’il faut de mondanités, de mièvrerie faisandée, Sapho, dompteuse (1908), bien que tardif (ou parce que tardif), et en cela représentatif de l’art de Jane de La Vaudère, semble épuiser, dans un jeu de miroir référentiel, beaucoup des motifs de la littérature fin-de-siècle, le cirque, le sang, l’orgie, les limites parfois étroites entre humanité et bestialité, les déviances, la dégénérescence… Passent alors les ombres de Jean Lorrain, de Huysmans, de Pierre Louÿs, de Zola, et même, sans doute, celles de la littérature populaire et policière, des romans de Paul Féval, d’Emile Gaboriau…
Parmi ses fauves, et quand se presse toute une galerie de personnages, amant sanguinaire, magicienne, apache meurtrier, charmeuse de serpents, filles, dandys…, Sapho s’impose aussi telle une de ces figures de l’Antiquité, de cette antiquité dans laquelle se complut la Décadence : elle est Salomé, Salammbô, Théodora, Messaline…, évoluant comme en de vivants tableaux de Gustave Moreau.

Une fois de plus, Jane de La Vaudère a démontré qu’elle était un des plus puissants, un des plus raffinés, un des plus suggestifs aussi, entre les artistes du Verbe.

— B. de Laborde, Gil Blas, 1902

Auteur à succès, journaliste à La Presse, Jane de La Vaudère (1857-1908), écrivit d’abondance, une trentaine de romans, des recueils de vers, des pièces de théâtre, des contes. De la Décadence au Naturalisme, dont elle instruit chaque «sous-genre», son œuvre est confluence et syncrétique : occulte et fantastique (La Sorcière d’Ecbatane), érotique et passionnelle (Les Androgynes, Les Demi-sexes), exotique (Les Courtisanes de Brahma, L’Amazone du roi de Siam)…

 

Également dans notre catalogue :

« Le Peuple du Pôle »
de Charles Derennes

Né à Villeneuve-sur-Lot, dans une famille d’enseignants, Charles Derennes (1882-1930) passe en Sorbonne une licence de lettres. À Paris, il fréquente les salons littéraires et collabore à divers journaux. Il publie plusieurs recueils de vers, des romans et, notamment, une trilogie sur la vie des animaux, Le Bestiaire sentimental. Bien qu’amateur de fantastique et auteur d’un article sur H.G. Wells (Wells et le peuple Marsien), Le Peuple du Pôle n’en reste pas moins à part dans sa production.